Aaaaaaah la belle Hội An ! Cette étape de notre voyage au Vietnam, nous l’attendions autant que nous la redoutions. C’est un peu la ville dont tout le monde parle, les uns avec des lampions plein les yeux, les autres avec… des coudes plein les côtes.

En consacrant cinq jours à Hội An, nous avons appartenu alternativement aux deux camps. Résultat, notre besace s’est progressivement remplie de conseils que nous allons vous redistribuer. Il y a celui que vous attendez tous : comment éviter la foule. Et d’autres que vous attendez peut-être moins, comme où aller siffloter à vélo dans les rizières !

La vieille ville de Hội An : jaune le jour, flamboyante la nuit
À la sortie de notre bus depuis Quy Nhơn, les sacs à peine posés à la chambre d’hôtes, nous n’avons qu’une envie en tête : enfourcher deux vélos mis à disposition pour filer voir le vieux Hội An s’illuminer. Après notre expérience de piétons à Saïgon, nous avons quelques appréhensions sur le pédalage urbain. Elles s’effacent rapidement devant la grande prudence des voitures. Ce sont les scooters qui jouent aux foufous, heureusement pas au point de nous tamponner.

La municipalité a la bonne idée de leur interdire l’accès au vieux centre, qui n’a de toute façon déjà plus de place. Car à la foule s’ajoutent les vendeurs de rue, un grand marché de nuit et des nuées de rabatteurs. Pfiou, qu’il est loin, le paisible delta du Mékong !


En revanche, reconnaissons-le, nos yeux se régalent. Les façades subtilement éclairées sont splendides. Et comment ne pas fondre sous le charme des flopées de lanternes au-dessus de nos têtes ? Surtout qu’à l’approche du Tết, le nouvel an lunaire vietnamien, il est de coutume d’en accrocher davantage.


L’autre chose complètement lunaire, c’est le festival des lanternes de Hội An, à chaque pleine lune. Et nous atterrissons pile dedans. En vérité, ça n’a rien d’un festival, ne vous fatiguez pas à le viser exprès. Il y a juste plus de monde que d’habitude et les lampadaires des quais restent éteints pour laisser voguer les bougies chargées de vœux.
N’hésitez pas à demander, par exemple, du beau temps pour les jours suivants
Les bateaux aussi nous en font voir de toutes les couleurs. Ils sont des centaines à faire des ronds dans le noir, illuminés comme des manèges de fête foraine, avec les animateurs qui nous hèlent.

Nous finissons par nous asseoir sur un bout de quai plus tranquille, à côté du très kawaii (mignon) pont japonais. Celui-là même qui figure sur le billet de 20 000 dongs.


Une nuit suffit pour changer de ville. Au petit matin, nous retrouvons Hội An dans un voile de douceur. Les groupes n’ont pas encore débarqué, les murs jaunes respirent, les habitants glissent à vélo, l’architecture ancienne resplendit…



Nous nous plaisons à observer les moindres détails, comme ces restaurants et magasins qui ouvrent un à un, sans stress, avec quelques volutes d’encens pour amadouer les esprits du business. D’ailleurs, astuce : la première vente porte chance ou malchance pour le reste de la journée et les Vietnamiens sont donc plus enclins à proposer un bon prix.


Le vieux centre est si calme que nous sympathisons avec les infatigables rabatteurs de la veille, enfin détendus, qui nous apprennent quelques mots de vietnamien.

Éclairons vos lanternes : ce bassin verdâtre était autrefois l’un des plus importants ports d’Asie. Par malchance, le fleuve a commencé à s’enliser au XVIIIᵉ siècle. Ou plutôt par chance, car cela a finalement protégé Hội An de l’ère industrielle et de sa manie de tout moderniser.
Les touristes ont pris le relais et les ruelles sont devenues le décor idéal de l’imaginaire vietnamien : lampions, façades défraîchies, boiseries patinées, bougainvilliers en cascade et un vélo adossé à chaque mur.


Les Vietnamiennes l’ont bien compris : elles déboulent vers 10h avec leurs áo dài (tuniques longues fendues), leurs plus belles ombrelles et leurs photographes. Ça mitraille de partout, c’est un champ de bataille Instagram à ciel ouvert.



Puis arrive la vraie foule, par vagues de plus en plus grosses, dès la fin de matinée. Puisque la rigueur scientifique coule dans nos veines, voici le graphique de notre ressenti, relevé à l’index mouillé :

En bref, pour visiter la vieille ville de Hội An sans la foule, mieux vaut s’y promener tôt le matin. Aux environs de 15h, la viscosité circulatoire dépasse le plaisir déambulatoire, il est temps de trouver une échappatoire.




Entracte pluvieux
Voilà ce qu’il advient lorsqu’on omet de demander du beau temps à une bougie.

Fin de l’entracte.
Les monuments et musées de Hội An
Après la pluie, le beau temple. Il est temps de vous montrer que le centre est bien plus qu’un élégant assemblage de murs couleur mangue mûre.

Hội An regroupe une sacrée collection de monuments miniatures, aux toits bien retroussés. En dehors du pont japonais croisé l’autre soir, presque tous les autres sont d’origine chinoise, à commencer par les hội quán, des maisons communautaires bâties par des marchands en mal du pays. Chaque région d’origine (Fujian, Canton, Chaozhou, Hainan…) avait la sienne, comprenant un temple qui n’a jamais cessé de servir, d’où un excellent état de conservation.
Trieu Chau : l’amicale des Chaozhounais de Hội An
La règle du jeu est de se munir d’un ticket officiel à 120 000 dongs qui inclut cinq monuments à choisir sur une liste de vingt-deux. Il est même censé être nécessaire pour pénétrer dans le vieux centre, mais dans les faits personne ne le vérifie.

Quels monuments choisir, du coup ? Ne vous prenez pas trop le chou, aucun ne sort vraiment du lot. Sauf peut-être le pont, mais nous avons pu le traverser quatre fois : il ne semble contrôlé qu’aux heures de pointe. Alors flânez, et dès qu’une porte vous fait de l’œil, glissez-y une tête, jusqu’à épuisement de vos coupons.
Au Fujian Chinese Assembly Hall, ce sont les dragons perchés sur le toit qui nous font les gros yeux. Le reste ne connaît pas la sobriété : lampadaires sur dos de tortues, bonsaïs, frangipaniers et intérieur chargé de motifs, couleurs, dorures, laques, fresques et tout ce qui décore.



Le Hainan Assembly Hall calme le jeu, si ce n’est un bas-relief doré sur l’autel et des panneaux de bois couverts de caractères, qui sont pour nous du chinois, dans tous les sens du terme.




Si vous êtes fanas de jaune fané, flânez dans le paisible Quan Công, à la gloire d’un très ancien général chinois divinisé. Il est relié à la pagode Quan Âm, qui accueille de temps en temps des expositions.



Pour varier, nous nous invitons dans la maison Tấn Ký d’une riche famille de commerçants, décorée de meubles sculptés et d’estampes délavées. Rien n’est vraiment droit, mais les poutres sont en “bois de fer”, l’une des essences les plus dures du monde, si cela peut vous rassurer avant de grimper à l’étage.


Nous enchaînons avec le musée de la céramique, pas très intéressant ni très précautionneux : toutes les vieilleries sont en morceaux. Remboursez ! Sa pièce maîtresse est finalement… la vue sur la rue depuis l’étage.


Hors du ticket et à deux pas du centre, nous découvrons l’existence d’un Temple de Confucius, ignoré des touristes mais pas des shootings photo, à la recherche d’un arrière-plan autre que jaune. Tout ce que nous savons du philosophe, c’est que « savoir que l’on ne sait pas est le vrai savoir ». Alors, c’est bon, nous sommes experts.


Et le meilleur pour la fin : le musée gratuit du photographe Réhahn, appelé Precious Heritage Museum. En plus d’être un incroyable portraitiste, l’artiste français a passé des années à rechercher et à rencontrer chacune des ethnies du Vietnam, acquérant au passage de magnifiques tenues traditionnelles. Prévoyez du temps, car un documentaire de cinquante-deux minutes en français complète la visite.


Quant aux tenues non traditionnelles, Hội An est LA ville de la confection sur mesure. Vous pouvez commander un costume, une robe, des chaussures, un sac à votre goût… tout est possible ! Y compris venir avec un vieil habit en fin de vie pour le faire dupliquer.

Échappées belles à vélo : rizières, buffles et plage

Fini le jaune et les embouteillages de tongs. En logeant hors du centre, nous avons la chance d’être près des rizières. Et celles autour de Hội An sont tout à fait irrizistibles. Nous n’avons pas arrêté de sauter sur les vélos pour retourner pédaler sur les digues, de préférence au petit matin et au petit soir. Début février, les brins sont fraîchement repiqués et s’illuminent au moindre rayon de soleil.




Les repiquages prennent place vers janvier et juin dans ce coin du Vietnam, et les récoltes vers avril et août. Donc mieux vaut éviter le mois de mai et ceux de septembre à décembre, sauf si vous rêvez de bains de boue avec les buffles. Car ouiiiiiii ! Nous croisons enfin un premier buffle, puis deux, puis trois… ! Mais en gardant nos distances. Il paraît que ces grosses bébêtes sont tendres avec leur propriétaire, beaucoup moins avec le reste de l’humanité.

Repérez simplement les rizières sur Google Maps satellite, puis lancez un itinéraire piéton pour trouver les chemins de traverse qui y mènent, et roule ma poule ! La plus grande zone rizicole s’étale au nord de la ville, une autre plus compacte à l’est, tout aussi charmante.
L’air de rien, il s’en passe des choses dans les rizières ! (dessin à retrouver sur notre boutique)
Ici aussi, les rizières ont leurs terrasses. Quelques cafés ont eu la riche idée de s’installer face aux verts horizons. Notre préféré est le Old Rice Field, où tout n’est que verdure, calme et coconut coffee !


Avec une demi-journée de libre, il est aussi possible de se lancer à vélo dans une grande aventure.

Enfin… aventure n’est peut-être pas le mot. Disons une promenade gentillette, un peu plus longue.

Première cible : Trà Quế, alias le Vegetable Village. Cette île fluviale s’est spécialisée depuis des siècles dans le maraîchage, et continue de cultiver à la main des centaines de mini parcelles, toutes d’un vert différent, abritées par un cercle de maisons.




Nous zigzaguons ensuite vers les coconut boats, des tours en bateaux-paniers sous les cocotiers où, moyennant un supplément, les pagayeurs font aux touristes le coup de la machine à laver, programme essorage maximal.

En fait, la publicité est mensongère (et le nom de la rivière Co Co n’arrange rien) : ce ne sont pas des cocotiers mais des palmiers nipa, qui adorent l’eau et servaient autrefois de toitures. Cette mangrove s’admire particulièrement bien depuis le grand pont.

Pont qui nous mène à la dénommée « Hidden Beach », la plage cachée la mieux signalée du pays. C’est un monde parallèle, où tous les touristes ont sorti le maillot. Des transats payants s’alignent d’un côté, de l’autre la plage est publique. En février, la mer est un peu fraîche et surtout agitée, mais revenez à une autre saison, elle devrait être plus accueillante.


Sur le chemin du retour, aïe aïe aïe, d’autres rizières nous attrapent et nous avons beaucoup, beaucoup de mal à nous en sortir.


Avec plus de jours de beau temps, nous serions aussi partis nous promener à vélo sur la grande île de Cẩm Kim, en face de la vieille ville, atteignable via des ponts étroits.
Pour conclure cette douce journée, une maison du voisinage nous fait l’honneur… du pire karaoké jamais entendu ! Depuis peu, une loi interdit la musique forte après 22h, mais rien n’empêche de hurler faux les heures précédentes !

Mỹ Sơn, de briques et de brume
Notre dernier conseil de visite, et après, promis, nous vous laissons : le sanctuaire cham de Mỹ Sơn, parfois surnommé « le petit Angkor du Vietnam », à quarante kilomètres de Hội An. Nous le devons aux Chams, un peuple de navigateurs venus avec l’hindouisme dans leurs soutes et une grande dévotion pour Shiva. Problème : l’adresse officielle de ce dieu dans l’Himalaya est beaucoup trop éloignée. Solution : ils l’ont remplacée par une montagne locale et ont pu ériger cette grande cité religieuse à son pied.
Des siècles plus tard, un Français, chargé de tirer une ligne de télégraphe à travers la jungle, cogne sur un truc bizarre. Et en débroussaillant : taadaaaaaaa !

Ce n’est pas terminé. À force de scier et de suer, les archéologues ont mis au jour des dizaines d’autres tadaaa du même genre. Une bonne partie s’est vue disloquer par des soldats américains, vraiment pas malins sur ce coup, mais il reste beaucoup à apprécier, disséminé çà et là sous une couche de fougères et de mystère.



Bref, voici une agréable balade entre forêt et belles briques qui mérite le détour !


PS : ne faites pas comme nous, commencez par le musée à l’entrée pour obtenir les explications sur les figures que vous admirerez plus loin en statues.
Notre avis sur Hội An
Hội An n’a pas volé sa réputation de plus belle ville du Vietnam. Son centre, magnifiquement conservé, devient magique à la nuit tombée lorsque les milliers (millions ?) de lanternes s’allument. Mais après quelques bains de charme et de foule, nous avons presque préféré ses alentours. C’est donc un incontournable… mais à petite dose. Nos cinq jours étaient de trop, prévoyez-en un pour la ville, un ou deux pour les environs, puis reprenez vos balluchons !

Conseils pratiques pour visiter Hội An
Trajet entre Quy Nhơn et Hội An
Notre compagnie de bus, un peu luxe, s’appelait HT Travel, réservée via le site 12Goi. Outre les sièges les plus larges de nos vies, ou plutôt lits, l’avantage est qu’ils proposent un trajet direct, sans changement à Đà Nẵng. En revanche, ils déposent sur une station d’autoroute. Nous avons fini avec 20 minutes en Grab. Comptez 6h et 600 000 dongs.
Trajet entre Saïgon et Hội An
Depuis la grande ville du sud, prenez le train couchette d’environ 17h jusqu’à Đà Nẵng, puis revenez en arrière en bus (ils sont fréquents) ou en Grab.
Se loger à Hội An
Concurrence oblige, le rapport qualité/prix est excellent. Cependant, pour des questions de préservation, très peu d’hôtels sont situés dans le cœur historique, vous devrez sûrement vous excentrer.
Nous avions une grande chambre à prix ultra raisonnable chez Rustic Villai, située entre la vieille ville et les rizières. Nous avons pu tout faire avec les vélos mis à disposition, un peu rouillés mais nombreux et gratuits. Et les petits déjeuners du matin sont copieux, variés et servis par une cuisinière adorable. L’adresse mérite ses bonnes notes !


Restaurants et cafés
Le choix est immense, mais nous avons trouvé que beaucoup d’adresses étaient fades et/ou trop occidentalisées. De façon générale, évitez les restaurants de l’archi centre, ceux qui donnent sur la rue et rabattent. En cinq jours, nous sommes quand même parvenus à dénicher de bonnes adresses :
- Chickpea Eatery : notre restaurant préféré, où nous avons dîné deux fois. Les femmes qui gèrent le lieu servent des spécialités vietnamiennes végétalisées, dans une jolie cour au calme. C’est délicieux et plein de fraîcheur, en particulier les bánh xèo et les rouleaux de printemps à la sauce cacahuète.
- PlantLab : voici une autre adresse végétalienne, dans une jolie arrière-cour encore plus excentrée et paisible, tenue par une jeune femme influencée par l’Italie et le Japon. Ne venez pas trop nombreux, car tout est cuisiné frais et cela prend du temps. Mention spéciale pour la pizza « napolitaine ».
- Phin : un café/restaurant du centre, rapide et sans chichi, à la carte mi-vietnamienne, mi-européenne avec plein d’options végé. Goûtez les rouleaux de printemps mangue-avocat !
- Piatti Café : si vous êtes pris d’une fringale en chemin vers la plage, cette adresse toute simple sert des snacks occidentaux et un bon café.
- Old Rice Field : notre café préféré dans les rizières ! Nous y aimons tout : l’accueil délicat, la vue, les cafés à la noix de coco et les délicieux jus de fruits (rooooouh le mangue/gingembre/menthe !).

Visites et attractions à Hội An
- Tant que le système de billet à 120 000 dongs pour cinq monuments reste en place, sachez qu’il s’achète ici, près du pont japonais. L’entrée de la vieille ville, qu’il est censé comprendre, n’est pas surveillée, donc vous n’aurez pas à le racheter si vous dépassez ses 3 jours de validité.
- Un jour où il pleuvait vraiment trop, nous avons cédé à la tendance locale et participé à un atelier de fabrication de lanterne vietnamiennei. C’était un peu l’usine, avec de la place pour 40 touristes, Lady Gaga et Shakira en bande son, cependant ce n’est pas cher et les employés sont très sympas. L’objet rend bien, mais prend de la place dans les bagages, même replié.
- Shopping : c’est l’activité principale de nombreux visiteurs à Hội An. Nous n’avons pas testé l’habileté légendaire des couturiers, puisque nos sacs étaient déjà remplis par des lanternes.
- Pour du « pas sur mesure », notre conseil serait la boutique Hart, où les jolis objets et vêtements sont issus de diverses ethnies du pays.
- À la belle saison, l’archipel des îles Cham, en pleine mer, pourrait vous intéresser pour plonger ou snorkeller dans sa réserve de biosphère (voir cette excursioni).
- De nombreuses autres activités sont proposées à Hội An : cours de cuisine, tour en bateau, balade guidée à vélo… la liste est infiniei.
- Et s’il vous reste du temps, les voyageurs sont souvent contents du très photogénique Golden Bridge, sur la montagne Bà Nà, à Đà Nẵng. Vous pouvez organiser cela tous seuls à l’aide d’un Grab ou rejoindre une excursion comme celle-cii. Nous n’avons pas testé, vous nous direz !

Se rendre au sanctuaire de Mỹ Sơn
Vous verrez un tas d’excursions qui s’y rendent, y compris à l’accueil de votre hôtel, à plus de 30€ par personne. Nous avons fini par trouver un meilleur plan, un simple aller-retour en navette à ~8€ par personne, sans guide ni pauses boutiques en routei. Les 2h30 prévues sur place sont suffisantes et le chauffeur est très prudent. Ne réservez pas à la dernière minute, les places sont limitées. Sur place, ajoutez 40 000 dongs pour le billet d’entrée.
Météo
Début février, Hội An nous a offert une belle journée de soleil à 25° pour quatre journées fraîches et humides. Pour avoir chaud et sec dans cette région du centre-Vietnam, avec option baignade, visez plutôt mars ou les mois suivants.
Pour les photographes
Mi-fugue a fait tomber son appareil photo et son objectif s’est désaxé de l’intérieur. Elle a eu la chance de croiser le chemin de ce réparateur spécialisé, rapide et sérieux. Si vous avez quelque chose à faire réparer, ou simplement des taches d’objectif à éliminer, c’est l’occasion.
Nous avons visité Hội An en février 2026.
