VRAAAOOOUUUUMMM ! TÛT ! VIIOOOOOUUUU ! TÛT TÛT ! VRRROOOOUAAAAM ! Après des années à rêver de visiter le Vietnam, nous sommes là : deux touristes à un carrefour de Saïgon, face à un flot ininterrompu de deux-roues et un passage piéton purement décoratif. Deux touristes qui n’ont pas fermé l’œil de la courte nuit, à cause de travaux assourdissants juste derrière le mur de la chambre.

Le temps de réunir notre courage pour traverser, laissez-nous vous donner quelques détails sur Saïgon. Ah, un scooter arrive sur le trottoir… passez madame. Son nom officiel est Hô-Chi-Minh-Ville, et ce n’est PAS la capitale du Vietnam, malgré ses quatorze millions d’habitants (et presque autant de scooters). Passez, vous aussi, monsieur.

Nous sommes à Saïgon pour six jours, au tout début de deux mois de découvertes à travers le Vietnam. Ce serait bête de rester bloqués à la première rue. Nous fouillons dans nos souvenirs d’Inde, observons les autres piétons et nous lançons à trois : un… VVVVVVIIIIIOOUUU deux… TÛT… trois… VVVVIIIOOOOUM… tout doucement… VIOU VIOU TÛT TÛT… sans interruption… VIOU TÛT VIOU !
C’est passé !!!
Allez ! Suivez-nous, nous allons vous montrer les belles choses à voir à Saïgon. C’est par… euh… là.
Si nous parvenons à nous frayer un chemin !
Premiers pas à Saïgon
Le Vietnam entier est généreux en surprises, mais la récolte commence fort à Hô-Chi-Minh-Ville. La mégalopole réussit l’exploit de faire rimer modernité avec sacré bazar. Et nous, le bazar, c’est notre dopamine : des surprises tous les trois pas, des « Regarde ! », des « Oh là là ! » et des tas de scènes qui nous fascinent.



La végétation est une autre source d’étonnement. Cela va des plantes exotiques empotées aux rangées d’arbres géants…

… en passant par les frangipaniers en fleurs…

… et les arbres migrateurs.

Et figurez-vous que l’iconique chapeau conique existe encore ! Car nous sommes passés voir en Chine, il s’est volatilisé. Les peaux asiatiques sont sujettes aux taches de soleil et les Vietnamiens ne plaisantent vraiment pas avec cela. La seule protection supérieure est le masque en tissu. D’ailleurs, en milieu de journée, Saïgon n’a plus un nez qui dépasse !

En parlant de traditions, il en est une particulièrement forte : partager un petit déjeuner copieux et salé. Avant que notre réveil ne sonne, les trottoirs sont déjà des cantines à ciel ouvert, les marmites fument et les baguettes s’agitent. On dit que 12% des revenus des Saïgonnais partent dans ce repas, bien plus que partout ailleurs dans le monde.

Ne vous étonnez pas d’y voir les Vietnamiens pliés en deux sur des tabourets en plastique. Ce n’est pas une question de budget : observez mieux les tenues des clients, elles sont chics. Cela relève davantage, ici aussi, de la tradition.

De notre côté, encore un peu craintifs, nous optons pour un « vrai » restaurant en guise de premier repas : ce n’est pas un coup de foudre, c’est un orage entier de saveurs !

Nous identifions rapidement nos deux plats vietnamiens favoris : la crêpe bánh xèo et le bún végétarien (souvent appelé bo bun en France, sauf que bò signifie bœuf). Et puis, quel plaisir de retrouver des mangues, fruits de la passion, fruits du dragon !

District 1 : le cœur historique de Saïgon
Pas de panique, nous n’allons pas lister les vingt-quatre districts de la ville. Comme tous les touristes, nous nous attardons surtout dans le premier, celui où tout a commencé, avant que la ville ne galope tous azimuts. S’y concentrent un paquet d’hôtels, la plupart des restaurants branchés, des bars sur rooftops et l’essentiel des monuments.
Tonton Hô Chi Minh, qui a donné son nom à Saïgon, vous salue devant l’hôtel de ville
Vu les dimensions du district, mieux vaut planifier l’ordre de vos visites pour vous épargner des pas, surtout par forte chaleur, et faire des choix si le temps presse. Par exemple, le marché Bến Thành trône dans tous les guides, mais nous aurions tendance à déconseiller ce temple du souvenir de moyen goût.
Bel immeuble de la Lê Lợi Street, à côté du marché Bến Thành
Dans ce coin, nous vous préconisons plutôt un tour au Musée des Beaux-Arts. Dans une élégante villa qui mélange style français, chinois et Art Nouveau, des artistes vietnamiens s’accrochent aux murs dans des genres très variés et avec un talent certain. Préférez le matin, car les salles ne sont pas climatisées.



Étonnés de devoir payer un supplément pour nos appareils photo, nous réalisons rapidement le pourquoi du com(plé)ment : les Vietnamiens, et surtout les jeunes Vietnamiennes, utilisent le décor pour d’interminables shootings photo dans leurs plus belles tenues. Nous ne sommes vraiment pas nombreux à tourner nos objectifs (et nos yeux) vers les toiles.

C’est encore plus frappant devant le superbe Opéra de Saïgon. Le seul moyen de visiter son intérieur est de réserver un spectacle, mais n’hésitez pas à vous photographier devant, des heures durant.

Ou bien tout autour, devant n’importe laquelle des devantures Chanel, Rolex ou Dior qui recouvrent le quartier.
PARDON !?! nous direz-vous, des boutiques de LUXE dans un pays COMMUNISTE ? Oui, oui, entre les affiches gouvernementales rouges et triomphantes et les drapeaux pleins de faucilles et marteaux.

C’est déconcertant au début, et pourtant le parti communiste vietnamien assume totalement son capitalisme. Mais il préfère parler d’une « économie de marché à orientation socialiste » et promet d’ailleurs qu’en 2050, tout le monde sera riche.
En attendant 2050, le reste du District 1 est beaucoup moins chic. Nous pensions que les grandes avenues viendraient avec des trottoirs élargis et vraiment piétons. Erreur de débutants : les scooters et tabourets gardent toute la priorité ! Mais cela en fait un terreau fertile à toujours plus de scènes de rue, dont le Vietnam a le secret.

C’est finalement dans les bouts de quartiers les plus serrés que l’ambiance a la place de se détendre. Notre adresse logement préférée est située dans une telle ruelle, pleine de verdure, de passants, de chiens qui roupillent et de petites terrasses.


À propos, si vous repérez des minis chaises pliantes sur un trottoir, en lieu et place des tabourets, c’est qu’il s’agit d’un café. Ne faites pas l’erreur, comme nous au début du voyage, de chercher à éviter les glaçons en commandant des boissons chaudes. Les Vietnamiens sont très pointilleux sur leur qualité, ce n’est pas un facteur de risque.


En parlant de facteur, le monument dans lequel nous croisons le plus d’autres voyageurs est la Poste Centrale de Saïgon. Construite à l’époque où Saïgon était capitale de la « Cochinchine », elle devait incarner la modernité française. Aujourd’hui elle a des airs d’antiquité. Il reste bien une poignée de guichets postiers, derrière les toiles d’araignée, mais tous les autres vendent des souvenirs à gogo.


À côté, il existe une rue des libraires (Đường Sách), piétonne et bien garnie, qui mérite une visite en coup de vent.

Tout comme la cathédrale, fermée pour des travaux de rénovation depuis des années. La faute aux matériaux utilisés par les Français à l’époque, pas faciles à retrouver.
Le Palais de la Réunification ou de l’indépendance, lui, est bien ouvert. Siège du pouvoir avant et durant l’occupation américaine, il s’est vu transformé en lieu commémoratif et figé dans les années 70. Nous y trouvons un drôle de mélange de salles d’apparat et de bureaux de commandement militaire, d’architecture soviétique et de meubles traditionnels, d’arbres exotiques et de tanks…



L’atmosphère est chargée d’histoire, les panneaux explicatifs beaucoup moins, nous aurions sûrement dû demander l’audioguide. Et venir en matinée pour éviter la chaleur, car le palais est ouvert aux zéro vents.
Ici encore les belles tuniques défilent et les appareils photo les admirent
Avant de vous éloigner, si vous n’avez jamais vu de temple hindou, celui de Mariamman accueille une petite communauté de fidèles et les touristes curieux. Mais ne venez pas de loin pour cela, il n’a rien de monumental.



Saïgon en soirée, changement de décor !
La nuit tombe tôt toute l’année au Vietnam, aux alentours de 18h30 à Hô-Chi-Minh-Ville. Mais dans le District 1, ce n’est que le début d’une très longue soirée. Des écrans géants s’allument, voire des gratte-ciels entiers, ainsi que le demi-million d’ampoules des guirlandes de bars en plein air.
Il existe un « quartier du grand n’importe quoi » (la Bùi Viện Street) que nous passons voir, puis que nous nous empressons d’oublier : happy hours sans fin, tatoueurs et instituts de massages très louches.


Nous préférons les bars plus sages éparpillés ailleurs dans le district. Plus sages et moins touristiques, plein de jeunes bien sapés. Les tabourets en plastique ne désemplissent pas non plus !


Un autre soir, encore plus sages, nous montons au Saigon Saigon, au sommet du célèbre hôtel Caravellei. C’est ici même que les journalistes occidentaux se retrouvaient pour se détendre pendant les années de guerre. Les prix des boissons sont élevés, mais l’Happy Hour démarre à 17h avec cocktails à moitié prix.

Pour une ambiance plus jeune, un autre immeuble est devenu très populaire : The Cafe Apartment. Un à un, et sur neuf étages, les appartements se sont mués en cafés ou restaurants, créant un beau patchwork en façade. Dans cette rue bien animée, les immeubles alentour ne sont pas en reste, recouverts d’écrans géants. Crème solaire conseillée même la nuit.

Concrètement, deux soirées dans les rues de Saigon nous auront suffi. Si votre plaisir est d’enchaîner les bars et restaurants en taxi, vous serez vraiment comblés car ils sont nombreux, variés et de haut niveau. Sinon, d’autres villes du Vietnam offrent une vie nocturne plus piétonne et plus sympa. Nos adresses de restos préférées vous attendent dans les infos pratiques, en bas de l’article.
Hẻm hẻm ! Les ruelles typiques de Saïgon
S’éloigner du District 1 étonne immédiatement par la disparition des touristes et l’émergence de la vraie vie saïgonnaise. Rien d’incontournable dans ce chapitre, uniquement des contournables. Nous allons lister quelques ambiances plus authentiques, rencontrées sur notre chemin, pour qui aime traîner hors des avenues battues.

Le quartier de Cô Giang et Cô Bắc
Les deux sœurs, figures de la résistance vietnamienne, ont donné leur nom à ces deux rues en bordure du District 1, et à l’ensemble du quartier autour. Nous y débarquons pour un petit déjeuner chez Mimosa Café (ici), moyen, mais restons pour l’atmosphère matinale. Marché de fruits et légumes à même le trottoir, ail épluché qui parfume l’air, vendeuses qui nous encouragent à sortir l’appareil photo, mamies à vélo… De quoi occuper tous les sens, dans tous les sens.





Autour de Joi Factory
Lorsque les ruelles sont encore plus étroites, c’est encore mieux. Le jour où nous apprenons que le bánh mì (sandwich vietnamien) s’avale de préférence le matin, nous démarrons notre journée à la terrasse du restaurant végétarien The Joi Factory. L’occasion de voir virevolter le voisinage sur tous les engins à deux roues possibles.

Nous découvrons par la même occasion le secret de l’infatigable énergie des Vietnamiens : le cà phê sữa. C’est un café robusta, encore plus corsé qu’un espresso italien, histoire de bien réveiller les neurones, avec une grosse lichée de lait concentré pour booster le reste du corps.
Encore une fois, nous sommes heureux de nous perdre dans les ruelles voisines, peuplées de :
- vendeurs de rue,
- scooters qui passent,
- tabourets,
- scooters qui passent,
- plantes,
- scooters qui passent,
- oiseaux en cages,
- scooters qui passent,
- sourires…



Petit tour dans le District 4
Depuis quelques années, arrosés eux aussi au café-lait-concentré, les immeubles de Saïgon poussent à toute vitesse. Pour les fans, les deux plus élevés, Landmark 81 et Bitexco, possèdent des plateformes d’observation à respectivement 380m et 180m d’altitude, contre quelques centaines de milliers de dongs.
Nous nous contentons d’admirer la vue depuis notre deuxième logement, un appartement perché au 20e étage d’une résidence, non loin du canal Bến Nghé.

Il s’agit du District 4, autrefois surnommé le quartier des gangsters, avant qu’un grand ménage ne soit fait. Nous n’y voyons que des rues calmes, ainsi que nos premières « tube houses ». Mais qu’est-ce ? À une époque où les taxes dépendaient de la largeur de façade, toute une génération de Vietnamiens s’est mise à étirer ses maisons individuelles vers le haut.




Quel rapport avec les ruelles typiques ? Eh bien, même à l’ombre de notre énorme résidence, se cache encore toute une zone de ruelles bien serrées et hyper vivantes. Nous finissons par apprendre qu’elles portent le nom de hẻm, qu’elles s’étendent jusqu’aux confins de la ville et que l’immense majorité des Saïgonnais vit en réalité dans des allées de ce type.



Vous vous demandez comment repérer les hẻms ? Zoomez sur les quartiers les plus étroits de Google Maps, vous les verrez apparaître immédiatement !

Le long du canal Thị Nghè
À la recherche d’un magasin de sport, nous longeons les quais de cet autre canal, plus au nord, à l’heure où une belle collection de lampions s’allume. Le quartier nous paraît particulièrement animé, surtout par ici, mais nous ne nous arrêtons pas. Vous nous raconterez !
Le quartier chinois de Chợ Lớn (District 5)
Pour terminer, nous partons visiter Chợ Lớn, le deuxième quartier le plus touristique d’Hô-Chi-Minh-Ville, qui nous occupe une demi-journée. Il s’agit à l’origine d’une ville complètement indépendante de Saïgon, fondée il y a deux siècles et demi par une importante communauté chinoise et qui a continué de croître. Résultat : ce serait aujourd’hui le plus vaste « Chinatown » au monde.

Oubliez les bars intercalés entre les immeubles du District 1, laissez tomber les immenses boulevards reliés par des grappes de hẻms au reste de Saïgon, nous sommes dans une série de rues de taille moyenne, classiques, très commerçantes et donc très vivantes.
Nous commençons par le Bình Tây Market, à l’un des bouts du quartier, fort élégant de l’extérieur. Hélas nous ne recommandons pas vraiment l’intérieur, sombre et débordant de marchandises vendues en gros.


Nous trouvons les rues des vendeurs de fruits, toutes proches, beaucoup plus sympathiques. Jusqu’à ce qu’un camion de police arrive et lance des coups de haut-parleur et de sifflet pour libérer les trottoirs. Chacun recule de deux mètres ou remballe, le temps que les képis s’éloignent… et s’étale à nouveau !

Plus loin, un mois avant le nouvel an chinois (et vietnamien), certaines échoppes bourgeonnent déjà de rouge et d’or. Nous avons hâte que cela prolifère partout !



Autre particularité du District 5 : beaucoup d’habitants parlent encore mandarin et accrochent des caractères chinois un peu partout. Y compris sur l’Église Saint-François-Xavier, destinée aux Chinois catholiques du Vietnam, qui existent bel et bien, et qui sont visiblement doués pour marier les styles architecturaux.

La suite de notre visite chợ-lớnesque ressemble à une tournée des pagodes. En commençant par Nhị Phủ Hội Quán, l’une des plus vieilles d’Hô-Chi-Minh-Ville, emplie de ferveur et d’encens. Les photos sont interdites à l’intérieur.

Tandis qu’un brouhaha se fait entendre au bout d’une rue, un Vietnamien nous prévient que des licornes approchent. Hein… des licornes ?

Non, pas du tout ! C’est tout un gang de dragons qui déboule en dansant joyeusement, sur une musique à environ 4000 décibels.
Vérification faite, les Vietnamiens appellent ces créatures des licornes, même sans cornes
Nous passons ensuite par la pagode Quán Âm, dédiée à une déesse de la compassion, très sollicitée. La rue n’est que boutiques d’offrandes en papier, et une grande cheminée dans le temple se charge de les transmettre à qui il faut.


Bonne nouvelle, les photos sont autorisées ! C’est l’occasion de… ne rien vous expliquer, puisque nous ne comprenons pas grand-chose.
Des tickets de donations ?
Des bâtons d’encens extra longue durée ?
Ah si, nous savons maintenant reconnaître la déesse de la compassion, équipée de nombreux bras pour porter secours plus efficacement :

Direction la pagode la plus connue de Chợ Lớn, où nous tombons sur des groupes entiers de touristes… et nos licornes en plein show ! C’est le bazar ! Il s’agit du temple de Bà Thiên Hậu, dédié à une déesse chinoise de la mer qui n’a pas vraiment d’équivalent vietnamien.



Avant de quitter le quartier, nous re-retrouvons nos licornes dans la pagode Hội Quán Nghĩa An, suivies cette fois-ci par d’authentiques dragons pas-licornes. Pensez à prendre du recul sur ce temple, afin d’admirer les décorations sur le toit, sortes de mosaïques en trois dimensions.


Nous nous éloignons de Chợ Lớn avec une impression mitigée : la collection de pagodes est charmante, surtout qu’elles se font rares dans le District 1. En revanche, malgré le défilé, nous avons trouvé le quartier moins attachant qu’espéré, peut-être assoupi par la chaleur de cette journée-là.
Notre visite était improvisée à partir d’une liste de monuments que nous comptions admirer. Mais si vous avez peur de vous perdre, notre collègue WorldWildBrice détaille un itinéraire pédestre qui devrait vous permettre de ne rien louper de l’essentiel.
Ah, attendez, il nous reste en fait un dernier temple chinois à admirer sur le chemin du retour. Et c’est peut-être le plus surprenant : le temple des dix mille Bouddhas (Chùa Vạn Phật). Au quatrième étage, la promesse se réalise. Il existe réellement une pièce avec toutes ces têtes de Bouddhas numérotées, qui nous fixent, et franchement ça force le respect !


Notre avis sur Hô-Chi-Minh-Ville
Les premières heures furent secouantes, entre la circulation, la chaleur, le bruit, le décalage horaire et une nuit entière de travaux. Mais très rapidement, la magie du Vietnam a opéré avec sa foultitude de petits détails à remarquer, ses surprises un peu partout et une cuisine qui a tout pour nous plaire. D’ailleurs, c’est à Hô-Chi-Minh-Ville que nous avons le mieux et le plus mangé de tout notre séjour vietnamien. Bref, la ville est sympa pour démarrer un voyage au Vietnam, sous l’effet de l’excitation de la nouveauté, probablement moins pour le terminer, une fois l’énergie des débuts évaporée.

Conseils pratiques pour visiter Saïgon
Où dormir à Saïgon
Le plus simple et le plus pratique, en tant que touriste, est de viser le District 1 ou ses environs proches. Mais attention, lisez bien les avis concernant le bruit, c’est un gros sujet au Vietnam.
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- Nous recommandons à 100% notre chambre chez Maison Song Anhi. C’est là que nous avons dormi lors de notre deuxième passage à Saïgon, après le delta du Mékong. La chambre est belle, confortable et décorée avec goût. Le rez-de-chaussée est une boulangerie/café qui sert des viennoiseries réussies. Surtout, l’immeuble est situé dans une petite rue mignonne, ce qui est assez rare dans le District 1, et pourtant proche d’une partie des monuments à pied.
- Un poil plus excentré, nous pouvons aussi recommander notre chambre dans la Rivergate Residencei. Nous l’avons réservée au dernier moment, fuyant un autre hôtel collé à un chantier qui démarrait. L’intérieur est meublé simplement, voire un poil vieillot, mais le 20ème étage assure un grand calme et une sacrée vue. Oh, et il y a une piscine partagée !

Comment se déplacer
Nous avons pas mal marché pour visiter le District 1, avec casquettes, éventails et gourdes bien remplies pour contrer le soleil. En complément, ou en cas de fatigue, l’appli Grab est super efficace pour se déplacer en taxi. Comptez environ 1,50€ les 15 minutes, avec des chauffeurs toujours très pro et prudents.
Côté transports en commun, un vaste réseau de métro est en projet, encore très limité à l’heure où nous écrivons. En attendant, notez ces deux lignes de bus qui pourraient vous être utiles : la 1 qui part du centre et rallie le quartier chinois (Chợ Lớn) et la 152 pour l’aéroport.
Où manger à Hô-Chi-Minh-Ville
Profitez, les bonnes adresses se bousculent ! Avec en plus un choix incroyable de restaurants végétariens. Voici nos adresses préférées :
- Be An Vegetarian Bistro : notre coup de cœur ! Ambiance chic mais relax, environ 3-4€ le plat, des produits bien frais et de belles présentations. Nous retenons en particulier la soupe à la tomate (sorte de phở vegan), les crêpes à base de vermicelles et le smoothie mangue-passion. Bonus : le quartier alentour est plein de scènes de rue.
- Bon’s Vegan : un restaurant plus petit et plus simple, pas cher, mais ici aussi les délices remplissent l’assiette ! Les buns aux nems, par exemple, sont excellents et l’accueil est adorable, pour ne rien gâcher. Nous y sommes retournés : toujours aussi Bon’s.

- Lim Veggie Bistro : toute la carte fait envie. C’est frais, gourmand et à prix juste. D’ailleurs, beaucoup de travailleurs du quartier viennent y déjeuner, c’est un gage de qualité !
- The Joi Factory : un café/resto un peu branché. Le bánh mì ne restera pas dans les annales, mais la terrasse offre un joli cadre pour se réveiller en douceur en observant la vie de quartier.
- Shambala Lounge : ici, nous sommes sur un végétarien plus haut de gamme, si vous avez quelque chose à fêter. Nous recommandons en particulier le cocktail au phở (les mêmes épices que la soupe !), le curry de banane, les minis crêpes et les momos à la truffe. Le soir, l’ambiance sur le toit devient carrément romantique. Comptez environ 20€ par personne.
Saïgon est aussi à la pointe sur les cafés, qui n’hésitent pas à proposer des mélanges inédits. Nous vous conseillons par exemple :
- Auvery Cafe pour le délicieux café froid (cold brew) à l’orange.
- Tiệm Cafe Gốc 169 pour regarder la vie passer depuis les minis transats.
- Maison Song Anh, au rez-de-chaussée de notre hôtel, qui sert un bon egg coffee, à accompagner d’un chausson aux pommes ou d’une part de gâteau.
Que voir d’autre à Saïgon ?
- Le musée des vestiges de la guerre nous a été recommandé, apparemment dur mais poignant.
- Camille, qui a vécu à Saïgon, donne pas mal d’idées de visites sur son blog, y compris dans des quartiers moins connus comme les District 4 ou District 7.
- Si vous comprenez l’anglais, ce Free Walking Tour dans le centre de Saïgon devrait vous apporter une bonne dose d’explications historiques.
- Enfin, les avis de cette visite gastronomiquei sont excellents, elle doit valoir le coup (mais pas sûrs qu’elle soit végétarienne).
Nous avons visité Saïgon/Hô-Chi-Minh-Ville en janvier 2026.
